lundi 4 juillet 2016

Analogie de bibittes et de réflexions

Avec le retour de l'été il y a plein d'insectes qui déambulent un peu partout dans la maison. Il me semble que j'en ai rarement vu autant, mais bon peut-être y suis-je simplement plus attentive. (Cette vieille maison est rendue sous ma garde après tout.) Certains me fascinent d'une manière et me donne l'impression d'être des métaphores vivantes de la vie. Oui, car les insectes sont à la fois rapides, presque agités (Sûrement que je le serais aussi à avoir autant de pattes), mais aussi capables d'une grande immobilité. Combien de fois l'on trouve des araignées mortes et desséchées, figées dans l'espace à avoir été trop longtemps sans bouger à attendre une proie. Pourtant, une araignée peut aller si vite, surtout quand on cherche à l'écraser!

La vie est une analogie aux insectes! Ou nos objectifs de vie? Parfois, lorsqu'on se décide à passer à l'action, tout file si vite. Des fois on atteint notre but et d'autres on le manque de peu. Nos moments tristes n'en finissent plus de durer et ceux heureux passent comme un claquement de doigt. Vous souvenez-vous enfants comme le temps était long? Maintenant adulte, je cours constamment. Mais cela me fait questionner: est-ce que le temps ralenti pour les êtres plus petits? Si c'est le cas ce serait pour ça qu'elles figent ces bibittes. Probablement qu'elles se disent "Pourquoi je cours? Le temps est si long!" Et là, un grand géant d'être humain débarque pour l'écraser. Elle aurait mieux fait de continuer son chemin pour atteindre ce qu'elle désirait. Combien de personnes sont ainsi? Ne passent jamais à l'action et finissent par être écrasés par le poids du temps? Comme une araignée qui attend sa proie alors que si elle se serait déplacée juste un peu elle en aurait eu à profusion. Ce serait un bon exemple à prendre. Le nombre de fois que j'ai laissé aller quelque chose ou un projet en passant qu'il était trop tard. Peut-être étais je rendue à un doigt de l'avoir.

Finalement, ces petites bestioles m'auront fait bien réfléchir.

jeudi 24 septembre 2015

apprendre

Comme on dit en bon québécois, ce soir j'ai le "moton ". (C'est une expression pour exprimer les émotions qui serrent la gorge.)

Une drôle d'année qu'aura été 2015... Début mouvementé où une embolie pulmonaire m'a gardé à l'hôpital quelques jours. Prise d'anticoagulants, grande fatigue, sentiment d'injustice car depuis l'été 2014 je fais des efforts pour être en meilleure forme, efforts qui m'ont semblé inutiles. Tout ça m'a mener à un burnout que je combat toujours un peu à chaque jours.

De plus, en juin, ma mère a eu un diagnostic de cancer avancé. Jusqu'à maintenant, les médecins disent que les traitements qu'elle reçoit ne sont qu'à titre palliatif... Un gros coup, car je réside avec elle depuis 2 ans et nous sommes très attachées l'une à l'autre depuis le décès de mon père il y a une quinzaine d'années. Des fois, le hasard fait bien les choses d'une certaine manière. Ce n'était pas avec grand enthousiasme que je revenais au nid familial, mais des changements dans mon emploi et la santé de ma mère, qui commençait déjà à se détériorer, ont contribué à cette prise de décision. Maintenant, cela à un peu faciliter la situation de chacune.

Sauf que toute cette histoire n'est pas ce qui me peine de soir. À tout de moins, pas que ça. Sans vous parler en détails de mon travail, disons que j'ai régulièrement à collaborer avec des bénévoles. Je les adore! Ce sont souvent des retraités qui souhaitent s'occuper un peu et faire du bien en même temps. Il y a tant à apprendre d'eux! De leurs vies, leurs expériences, leurs pensées, peu importe quel type de caractère, il y a toujours une petite leçon à tirer à leur contact. La plupart ont l'air de m'apprécier aussi. En gros, on a de beaux échanges et une de ces bénévoles est devenue mon amie. Ça fait un peu drôle à dire car on a une différence d'âge de plus de quarante ans et on a des vies plutôt différentes. Malgré cela, on échange constamment sur tout et rien comme si on se connaissait depuis longtemps.

Elle a un cancer... Elle m'en a parlé de façon légère en disant que c'est une récidive, que la chimio ne pouvait plus rien pour elle. Elle n'avait pas l'air de vouloir en parler et je respectais ce choix bien que je savais l'inévitable qui s'en venait. Dimanche, elle m'a envoyé un court courriel me demandant de lui téléphoner. Quelques coups de fil sans réponse durant la semaine m'ont inquiété. Ce soir, son mari m'a appelé pour me dire qu'elle m'a demandé de lui téléphoner parce qu'elle était faible et incapable d'écrire davantage. Elle est présentement à l'hôpital. La tristesse dans la voix de cet homme ce soir m'a extrêmement émue. Je ne suis pas triste uniquement parce sa mort se rapproche, je suis triste à cause de la souffrance que cela apporte, à ce mari avec qui elle a partagé tant, ses proches, la souffrance qu'elle doit ressentir... Et, il est certain que cela me ramène à la mort de ma mère que je redoute.

Je me suis toujours dis que j'ai plus peur de souffrir que de mourir. Quand c'est un proche qui souffre j'aimerais pouvoir prendre un peu de leur fardeau. On dirait que j'ai plus d'empathie pour la douleur des autres que la mienne. Quoique, je dis ça, mais je suis loin d'être une sainte. Lors des derniers mois, j'ai été souvent irritable et sur les nerfs, désagréable auprès des autres avec mes sautes d'humeur. Qu'est-ce que je me sens coupable lorsque j'y pense après. Je me sens si mal quand je les revois. Sauf que je suis humaine, ça arrive à tout le monde d'être ainsi. On apprend à mieux se contrôler, on apprend que c'est correct de souffrir parfois pour les bonnes raisons. J'ai l'impression qu'on en apprend beaucoup sur soi-même au contact des autres.

mercredi 9 septembre 2015

Écrire à la main

Ouf! Que le temps passe vite! On dirait qu'à chaque fois que je reviens écrire ici cela me le fait réaliser. Tellement de choses se sont produites depuis ma dernière entrée. Mais ce n'est pas le sujet que j'ai envie d'aborder. Le temps qui passe me préoccupe davantage, d'ailleurs j'en ai déjà parlé. Trouver des moyens pour le ralentir un peu est impératif pour rester sain d'esprit de nos jours. Plusieurs se sont présentés à moi et m'ont particulièrement aidé cette année.

Du temps pour soi... Vous êtes sûrement sur le fameux site Facebook. Combien de fois par jours sommes nous assénés par des petits tableaux de motivation où il est dit qu'il faut se dépasser, sortir de sa zone de confort, que nos relations avec les autres sont importantes autant que de prendre du temps pour soi. Oui, c'est important, à part modifiée pour chacun. On parle beaucoup des pensées incessantes qui envahissent notre tête, du hamster qui court dans sa roue. Et s'il courait tant parce qu'on ne lui laisse pas assez d'espace? Parce que l'on a peur de prendre chaque pensée une à une, qu'il y a des idées en nous qui nous inquiètent au point qu'on décide de les ignorer? Prendre du temps pour soi, pour moi, c'est de prendre un instant pour faire quelque chose de simple dont j'ai vraiment envie. Quand je prend un moment pour laisser aller mes pensées, peu importe ce qu'elles sont, mes nuits sont paisibles bercées par un bon sommeil. Parfois, mes réflexions sont comme un moulin, une roue qui refuse de s'arrêter. La meilleure façon alors de les ralentir est d'écrire à la main. Il y a plusieurs écrivains qui disent aimer procéder de cette façon pour le brouillon de leurs livres, cela permet de réfléchir en même temps qu'on écrit, ce qui est vrai. On forme un paquet de lettres qui forment un mots qui, un après l'autres, vont former des phrases, des paragraphes, remplir des pages. C'est une des manières les plus simples et les plus zen de créer. Prendre le temps de former une pensée.

Un moment pour soi, pour moi... Il y a d'autres moyens, celui-ci est celui dont j'avais envie de vous parler, écrire, aujourd'hui. Au plaisir d'en examiner un autre bientôt!

mercredi 4 février 2015

Être dans l'action

Ça fait un petit bout que j'ai écris ici. La vie passe si vite dernièrement. Étrangement, l'envie de partager mes pensées se dissipe. Pourquoi? Aucune idée. Ou peut-être que si.

Je fais un cours de massage Shiatsu depuis septembre. Eh oui, parmi mes nombreux talents, maintenant je suis aussi massothérapeute depuis mars 2014. Je n'aime pas trop en parler parce que les gens se font beaucoup d'idées sur ce métier. Les gens ont bien de la misère à détacher leur corps des émotions que de se faire "toucher" peut provoquer, même pour un massage thérapeutique où la personne s'est blessé suite à un accident ou autre. C'est plutôt drôle de voir comment certains prennent plus soins de leur voiture que d'eux-mêmes. Parce que, bien qu'un être vivant ne soit pas une machine, les principes d'entretien sont assez semblables. Tel l'essence d'une voiture, il faut se nourrir pour avoir de l'énergie et certains aliments nous sont plus bénéfiques que d'autres. Parfois, tel un engin déglingué qu'on amène au mécanicien, on tombe malade et le médecin s'occupe de nous. Bref, les gens sont bien particuliers.

Tout cela pour dire que je suis un cours Shiatsu et, bien que cela ne soit pas toujours facile, c'est très captivant. Non seulement j'y apprend les rudiments de ce type de traitement, mais nous y parlons beaucoup et je me demandais bien pourquoi au début. On paie pour apprendre à masser, pas pour parler, j'irais voir un psy sinon. Suite à la lecture d'un livre portant sur le sujet du Shiatsu, j'ai compris. Comment est-ce que l'on peut aider quelqu'un si l'on ne s'aide pas soi-même? Si on n'a pas travaillé sur nos propres bobos? On peut aider, mais pas aussi bien que si on l'a vécu nous-même. Parce que, oui, la vie n'est pas facile, tout le monde le dit, mais s'arranger pour qu'elle le soit moins, travailler pour que l'on ne se la rende pas plus dure qu'elle ne l'est déjà, ça non plus ce n'est pas facile. Combien de personnes sont dans des "patterns" néfastes pour eux, le savent et ne font rien pour changer cela parce que cela leur fait peur ou bien demande trop d'efforts? Quand quelqu'un n'a jamais fumer de sa vie et dit à un fumeur d'arrêter, bien que cela vient d'un bon fond, le non-fumeur ne peut pas comprendre. Le fumeur sait très bien que c'est mauvais, sauf qu'il est bien dans son mal, l'effort semble insurmontable ou bien s'en fout un peu. Comment juger cela? Le non-fumeur a certainement d'autres vices. L'alcool, dépendance affective, manger ses émotions, le travail... On peut en nommer plusieurs vices/distractions. Tout peut devenir malsain en mauvais dosage et très peu de gens peuvent se vanter de n'avoir aucun vice.

Bien que cela est difficile de comprendre un vice ou une habitude que l'on n'a pas, juger l'autre n'est pas un bon moyen de l'aider. Je me rend compte que je juge souvent les autres. En lisant mes anciens textes ici, en me rappelant ce que j'ai dis plus tôt à un moment donné... C'est officiel que je ne peux être parfaite sur ce point (sur bien d'autres d'ailleurs, tous en fait), mais j'aimerais m'améliorer. Et j'aimerais aussi apprendre à me détacher du jugement que certains personnes peuvent porter sur moi, parce qu'au fond, à quel point leur jugement est important pour moi? À quel point cet important que tout le monde ait compris ce que j'ai dit? J'insiste sur le "tout le monde", parce que mes être chers, c'est une autre paire de manche. Cela vaut la peine de prendre du temps pour s'expliquer, mais quelqu'un qui ne veut simplement pas comprendre il faut avoir l'humilité de lâcher prise et se dire que ce n'est pas encore le moment pour qu'il nous comprenne. C'est un peu cela un bon thérapeute, quelqu'un qui cherche à nous aider sans nous juger.

Bref, tout cela pour dire que si j'ai moins envie d'écrire ici c'est bien parce que je communique ailleurs pour l'instant et que je préfère vivre mes pensées plutôt que les faire tourner et retourner dans ma tête en n'en plus finir jusqu'à ce que je n'en puisse plus et les écrive ici pour faire un peu de sens. Pour l'instant, pour moi, il vaut mieux que je sois dans l'action plutôt que dans ma tête.

vendredi 9 mai 2014

Silence radio de l'esprit vers l'amour de la musique

C'est difficile de croire que cela fait presque 6 mois que j'ai écris ici. On dirait que cela ne fait que quelques semaines.

Deux semaines de congé et je reviens d'un merveilleux voyage d'une semaine à Austin qui m'a semblé bien trop court. C'est une ville que j'adore, les gens y sont adorables et il y a une abondance d'une des choses très importantes dans ma vie: la musique. Pour que je fasse 5 heures de transport dans un tout petit avion qui attrape de la turbulence facilement et rester 3 jours à l'extérieur dans un champs au Texas pour un festival de musique c'est que ça en vaut la peine! Normalement, ce genre d'endroit est propice aux rencontres. Pour moi, c'est plutôt un terreau à la fois pour mes réflexions et l'apaisement. (Ouais, même en vieillissant, ma gêne continue de me jouer de vilains tours... Quoi que ma sinusite qui a transformé mon nez en papier à sabler n'a pas aidé à la cause non plus.)

Mon silence n'est pas parce que je n'ai rien à dire. Mon silence, je le perçois autrement. Quand, par exemple, je me la ferme à un festival, c'est pour laisser place à la musique. Je l'absorbe dans son entièreté, elle m'habite et j'essaie simplement de ne penser à rien. Être un peu religieux, on pourrait dire que c'est quasiment comme une prière. Quand j'y arrive, à faire le calme radio dans mon esprit que pour écouter la pièce musicale qui se présente à moi, cela devient un moment de perfection. J'oublie tous mes petits tracas, au point que parfois, ça me donne envie de pleurer. La joie que cela me procure, je ne la trouve que très rarement à d'autres endroits. Ce silence d'esprit est étonnement difficile à atteindre. Je dis "étonnement" parce que l'on aurait tendance à croire qu'il serait facile à achever dans une pièce silencieuse. Eh bien, c'est tout le contraire. On dirait qu'une telle pièce n'a que le bénéfice que d'attiser mon flot de pensées. Déjà qu'il se contrôle difficilement, en l'absence de sons harmonieux cela devient une fontaine intarissable qui ne fait que déborder.

Ce n'est pas parce que je ne veux pas confronter mes problèmes. Oui, je suis rêveuse, sauf que je pense bien avoir les pieds sur terre et être très lucide. Trop lucide serait peut-être le problème en fait. La méditation aide un peu, mais jamais autant que la musique. Bien que je me garde souvent des moments tranquilles pour faire sortir le trop plein de mon esprit, ma passion pour la musique n'est pas prête de mourir.

samedi 16 novembre 2013

Le plaisir d'avoir tort

À notre époque, je n'ai jamais cru avoir l'occasion de voir, vivre, une chasse aux sorcières. Malheureusement, il n'y a rien de magique dans celle-ci, à part peut-être pour la facilité avec laquelle les médias ont de soulever la peur dans le coeur des gens. Ça sonne presque poétique. Évidemment, ici est abordé la fameuse charte des valeurs québécoise. Je ne cherche pas à savoir qui a tort ou raison, alors essayez de prendre ceci à la légère. C'est principalement pour vous faire réfléchir que j'écris ceci.

Je suis ce que les gens considèrent comme une québécoise "pure laine." Mes ancêtres sont venus de France il y a environ 200-300 ans.  Il y a mon arbre généalogique pour le prouver (s'il y a un quelconque intérêt à prouver une telle chose), même que je vis dans la maison que mes ancêtres ont construit en 1796 après que très probablement les Britanniques aient détruit la première qu'ils avaient fait. (Ironiquement, mon premier gros voyage seule a été en Grande-Bretagne.) Mes ancêtres principaux sont en majorité de France, sauf que quelques-uns sont aussi irlandais, acadiens et amérindiens. Si vous faites un peu de recherche sur vos origines, très peu d'individus québécois ne sont pas métissés ou n'ont pas de "mélange ethnique."
J'adore voyager, pas encore des endroits très exotiques comme en Asie, mais des endroits autres que des tout-inclus dans le Sud. Je voyage souvent seule d'ailleurs, entre autre, parce que je trouve que de sortir de ma zone de confort aide à mieux connaître la place où je vais. Il faut se le dire aussi, c'est bien agréable de faire ce qu'on veut quand on le veut. Quand l'occasion se présente, je loue une chambre chez un local. Par souci d'argent au début, mais maintenant c'est davantage parce que j'aime l'expérience.
Dans mon livre à moi, être ouvert d'esprit c'est d'accepter et apprécier les autres dans leurs différences et ce qu'ils peuvent m'apprendre. J'irais même plus loin, je ne vois aucun intérêt à essayer d'être comme tout le monde. Je pense que c'est cela l'étroitesse d'esprit se conformer à des pseudos règles de société et à ce qui doit être.
La perfection n'existe pas, ça m'arrive très fréquemment d'émettre des jugements sur les gens. Heureusement, ces idées pré-conçues sont généralement fracasser par des gens rencontrés au gré de mon existence. Après la surprise initiale que ça me cause, ça me fait plaisir par la suite de voir que j'avais tort. Ce qui me fait plaisir aussi, c'est d'être capable de laisser ces gens brasser mes idées. C'est plutôt facile de se mettre des oeillères et de ne se fier qu'à ce qu'on connait.

Lorsqu'on prend un moment pour lire cette charte, aux premiers abords on se demande pourquoi elle soulève tant de passions. Un des sujets qui revient dans ce projet de loi est qu'une personne travaillant pour le gouvernement ou un service publique doit avoir le visage découvert et ne pas porter de signe religieux ostentatoire. Pour les quelques personnes qui ne savent pas, moi la première, ce que ça veut dire, ostentatoire est l'adjective venant de ostentation qui veut dire "fait d'agir pour se faire remarquer" ou encore "étalage excessif d'une qualité, d'un avantage." Je n'aime pas ce mot, ça me fait penser à plein d'autres choses non religieuses qui sont autrement plus ostentatoire qu'un foulard. Dans notre société une femme devrait pouvoir faire ce qu'elle veut de son corps, que ce soit de le couvrir ou de le découvrir, de se faire avorter ou non, en gros, de prendre le contrôle sur sa personne, sans que quelqu'un lui impose quelque chose contre son gré.

Bon, il n'y a pas que du mauvais dans cette charte. Cette partie me semble plein de bon sens pour les organismes publiques:

"15.  2° que l’accommodement demandé respecte le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes;
         3° que l’accommodement est raisonnable, c’est-à-dire qu’il ne lui impose pas une contrainte excessive, eu égard entre autres au respect des droits d’autrui, à la santé ou à la sécurité des personnes, à ses effets sur le bon fonctionnement de l’organisme ainsi qu’aux coûts qui s’y rattachent;".

Ma spiritualité je la vis seule et aurais beaucoup de scrupules à exiger quoi que ce soit d'autres personnes ou de mon employeur par rapport à elle. (Encore là, c'est moi. Je vois des collègues qui font des demandes aucunement religieuses qui ne me semblent pas si raisonnables que cela.) Alors demander quelque chose qui aurait un impact sur mes collègues de travail ou des voisins je n'en serais pas capable du tout. Je crois que c'est une valeur bien québécoise celle-là, le "fais ce que tu veux chez toi, je vais faire mon affaire chez moi, mais ne viens pas m'écoeurer avec ça plus tard." Quelque chose qui n'a aucun effet sur ma vie pourquoi est-ce que cela me choquerait?

C'est notre gouvernement qui a ouvert les portes à l'immigration, qui l'a encouragé. C'est négligent de ne pas l'avoir fait plus tôt. Cette ligne de conduite, elle aurait dû être faite depuis le début, de cette façon ceux qui voulaient venir vivre ici auraient su à quoi s'en tenir. Parfois, je me demande si ce ne serait pas un stratagème pour nous faire oublier leurs autres négligences.
Ça me fait penser à mon entrée de blog pour la St-Jean "Fierté made in Québec." Mon impression est que les québécois se connaissent bien mal, qu'en voulant être accueillant et ne pas faire de peine à personne on a oublié ce qui est important à nos yeux. On veut parler politique que très rarement alors ça nous revient un peu sous le nez. Si on ne parle jamais de ce qu'on voudrait comment peut-on finir par l'obtenir? Je crois que c'est un peu cela qui me peine de cette charte. On s'est oublié, on gère mal notre colère de cet oubli et on sort tout ça sur des gens qui eux savent ce qu'ils veulent. Après ça on passe pour une gang d'intolérants alors qu'on voulait faire tout le contraire... C'est bien nous ça!



lundi 4 novembre 2013

Mémoire quand tu nous tiens

Il y a des moments dans la vie où on est parfaitement heureux. On le vit et, quand on est assez lucide pour réaliser à quel point on est content, tout d'un coup on se sent très choyé. J'aime bien ces moments-là, souvent ce sont des choses plutôt simples. C'est plaisant de se rendre compte que parfois on n'a pas besoin de tant pour être heureux.

Je ne sais pas si c'est parce que dernièrement j'essaie de me concentrer davantage à faire des choses que j'aime, mais des petites bulles me passent par la tête. Ces bulles, ce sont des capsules que je me suis fabriqué quand j'étais enfant. Ça va avoir l'air fou, mais je me disais "souviens toi de ça quand tu seras être plus vieille!" Des instants où j'étais simplement heureuse. Des instants dont je ne me souvenais plus aussi clairement que je l'aurais désiré me reviennent tout d'un coup, comme ça, comme des bulles justement. Étrangement, ces moments heureux sont souvent associés à la lumière dehors, au soleil de fin de journée quand tout est doré. J'aime cette lumière. C'est peut-être pour ça que plusieurs de mes photos sont souvent baigné d'une lumière un peu dorée/jaunâtre. Quand se sont-ils produits? Je ne saurais mettre une date dessus, mais certains avant la maternelle.

Un est à propos de mon père. Ce doit être parce que lors des dernières semaines quelque chose est arrivé, de pas si grave, mais pas agréable non plus, où j'aurais voulu que mon père soit encore en vie. Ce devait être une des premières fois que je voulais une telle chose, c'est en cela que c'est particulier. On n'en parlera pas ici. Ce souvenir est à son anniversaire. Quand on allait visité ma grand-mère, ma mère et moi, il y avait toujours des dames qui étaient en pâmoison devant moi et me donnaient un dollar. Cette fois-là, j'ai pris cet argent pour acheter une barre de chocolat comme cadeau de fête à mon père. Il était content, s'il y avait une chose qu'il aimait c'était mangé du sucré.

Une autre "bulle" est avec mon chien et les ballades qu'on prenait dans le champs derrière la maison. Elle s'appelait Candy, était très douce et un peu peureuse. C'était en fin d'après-midi une journée d'été, on s'était assises sous le grand arbre en bordure du petit ruisseau. L'air était très doux, la lumière doré semblait envelopper chaque brin d'herbes et brillait dans les yeux de Candy qui avait l'air de me sourire.

Un autre un peu plus triste est la fois où je sentais que j'étais rendue trop vieille pour avoir des amis imaginaires. Ils m'ont été très pratiques ces amis étant enfant unique sur une ferme sans frère ou soeur ou ami assez proche pour venir chez moi à pied. C'était encore en après-midi sous le grand sapin devant la maison, je leur ai dit au revoir. C'est stupide, mais je m'était dis que je voulais me rappeler d'eux et de ce cet au revoir...

Je ne sais pas pourquoi je vous parle de ça. Ce doit sembler bien inutile à quelqu'un qui n'a jamais souhaité occuper de l'espace de son cerveau avec de telles évènements. J'espère que cela servira au moins à vous remémorer vos propres petits souvenirs.